18.07.2008

Localiser une marque mondiale

Une marque, c’est un mot, des sons, un sens. Mondiale, elle doit évoquer la même chose dans tous les pays, dans toutes les cultures, dans tous les alphabets...
Vous voyez un peu la complexité du problème lors de la création de la marque ? Mais le jeu en vaut la chandelle : marque mondiale, impact mondial, réussite mondiale…


L’agence Abusinessworld connaît bien la problématique : une agence de création de marques fait appel à nos traducteurs pour les accompagner.

Sa directrice a souhaité garder l’anonymat (questions de confidentialité, qu’elle exige aussi des traducteurs) mais a accepté de répondre à nos questions. Les meilleurs passages de l’interview ici :

Expliquez-nous votre cœur de métier, la création de marque ?
« La création de marque, c’est utiliser des mots, les modifier, en inventer, pour dénommer des produits, services. 90% des marques doivent passer les frontières. »

Comment crée-t-on une marque ?

« Avec une grosse dose de créativité mais aussi un processus qui passe par :
-    la définition du territoire d’évocation (que doit évoquer la marque)
-    la phase d’inventions des marques
-    l’élimination des marques existantes (le pôle juridique)
-    et enfin, l’élimination des propositions dans une visée internationale. »

Effectivement, l’apport de traducteurs semble évident.
« Oui, les traducteurs d’Abusinessworld font un préfiltrage linguistique. En anglais la plupart du temps mais de plus en plus dans d’autres langues, voire d’autres alphabets.
Ils nous indiquent les éléments rédhibitoires comme :
-    les difficultés de prononciation d’une marque dans une langue (certains sons sont imprononçables ou difficilement)
-    les problèmes d’évocation. La marque Pagero n’a pas passé les frontières portugaises (NDLR : on vous laisse découvrir pourquoi…) ou encore MR2 n’a pas été retenue pour un modèle de voiture car invendable en France. Autre exemple : le « go » anglais signifie « chien » en chinois. »

Visiblement, votre collaboration avec Abusinessworld fonctionne bien.
Oui, après toutes ces années à travailler ensemble, ils connaissent les problématiques de la marque et savent donner un avis objectif.
Leurs forces : leur langue maternelle est la langue étrangère et ils vivent dans le pays. Ils connaissent la culture et la vie quotidienne, comprennent les sous-entendus pas forcément visibles dans une autre langue.

12.12.2007

Une bonne dose de traduction

Dans les documents que vous souhaitez confier aux soins d’un traducteur, toutes les informations ne sont pas bonnes à traduire.

Uniquement le nécessaire
Ne confiez au traducteur que les textes qui serviront vraiment vos objectifs à l’étranger : certaines informations importantes sur le marché français n’ont aucune valeur à l’étranger. Inutile voire improductif de les donner à lire à vos partenaires.

Le filtre de la localisation
En fonction de leur culture, vos partenaires étrangers pourraient même mal interpréter la présence de certaines informations dans les documents communiqués. Vanter la grande valeur de votre société par exemple, peut passer pour de la vantardise aux yeux d’un client japonais, ou un manque d’efficacité aux States.

Bref, oui, il faut traduire vos documents, mais pas sans réfléchir. Et ce travail de tri, le traducteur lui-même peut le prendre en charge.

14.11.2007

Mario galaxy énerve les Québéquois

Au Québec, on ne badine pas avec le français. Et avec la traduction de son jeu Mario galaxy, Nintendo va devoir revoir sa copie…

En septembre, l'Office québécois de la langue française (OQLF) et l'industrie des jeux vidéo ont signé un accord. Objectif : la disponibilité en français de tous les jeux vidéo distribués au Québec d'ici 2009.

Et pour Nintendo, la traduction en français du jeu Mario galaxy pour le marché québécois, cela donne : « chuis postier », » Les pingouins, nous sommes adonnants », « moe », « toe »… Les Québécois n’apprécient pas.

Un couac dans la localisation

Pour sa défense, la « firme » dit avoir « localisé » la traduction.

Localiser, c’est adapter une langue au pays dans lequel le document va être diffusé. Par exemple, on ne parle pas le même anglais à Londres et aux Etats-Unis.

Et bien voilà, localiser, ce n’est pas dénaturer. La localisation est un vrai métier, exigeant de la technique, mais aussi du respect pour son lecteur, si jeune soit-il…

02.02.2007

la localisation : américain, australien, anglais

> Quel anglais ?

Anglais, Américain, Irlandais, autant de langues identiques pensez-vous ? Et bien pas tout à fait. Chaque pays a ses spécificités, ses expressions qu’il utilise et qui peuvent parfois amener des confusions lors de conversations entre un Ecossais et un Texan.

A lire la définition sur Wikipédia du terme "localisation de logiciels". 

Afin d’éviter ces écueils lors de la localisation de votre site Internet, n’hésitez pas à demander l’emploi de l’anglais dit international. S’il ne s’agit pas d’une nouvelle langue, la connotation internationale indique que l’on cherche à éradiquer toute trace de régionalisme afin de pouvoir se faire comprendre du plus grand nombre.
Avant de faire procéder à une traduction, raisonnez donc en fonction de votre cible !

Quelques exemples :

- Anglais GB :
I've just had lunch
I've already seen that film
Have you finished your homework yet?
- Anglais US :
I just had lunch OU I've just had lunch
I've already seen that film ou I already saw that film.
Have your finished your homework yet? ou Did you finish your homework yet?

Ainsi, pour désigner la possession l’anglais américain utilise le verbe avoir (to have) avec le participe ‘do’, mais le britannique n’utilise pas le participe et met ‘got’ après le verbe :
Anglais US : Do you have a car?
Anglais GB: Have you got a car?

15.09.2006

Pourquoi ce blog ?

Vous ne vous imaginez pas tout ce qui se passe dans une agence de traduction en une journée ! Des commandes qui arrivent du monde entier, des demandes de traductions insolites, des nouveaux traducteurs qui rejoignent le réseau depuis la Chine…

En lisant ce blog, vous allez vous immerger dans la vie de l’agence de traduction Abusinessworld. Nous y parlerons de nos expériences de traductions, de "langues vivantes", de localisation et de la nécessité de maîtriser plusieurs langues dans une sphère économique mondialisée.

Et comme nous commençons à avoir une solide expérience dans le business international, on vous donnera quelques trucs et astuces… pour éviter de faire des gaffes face à un Japonais par exemple. Ou encore quel « anglais utiliser » suivant qu’on s’adresse à des londoniens ou des texans. Alors, Welcome chez nous !