20.12.2007
L'agence de traduction qui ne dort jamais !
Cela se passe un vendredi matin. Une commande urgente pour le soir même : de l'allemand vers l'anglais ; 10 000 mots. A priori, tout va bien, une mission habituelle pour ABW traduction...Et pourtant, cette traduction va se terminer en course aux traducteurs tout autour du monde, au rythme des fuseaux horaires.
Bienvenue dans cette nouvelle version du film : Attrape moi ! Si tu peux !
La commande arrive, le matin, vers 10 heures. Seul impératif pour le client, une livraison le lendemain avant 9 heures. Il a un rendez-vous juridique où ce document est indispensable. Des traducteurs Allemand/Anglais acceptent la mission.
Quelques heures plus tard, les nouvelles ne sont pas bonnes. Le document n'est pas en allemand mais en « suisse allemand » et surtout le contenu est très juridique. Les traducteurs ne prennent pas la responsabilité de produire un mauvais travail, ils jettent l'éponge vers 20 heures, heure française. La commande a été acceptée, elle sera livrée.
ABW traduction, est un réseau planétaire...et ça va servir.
La nuit est tombée sur Paris, c'est la mi journée à New-york. La traductrice New-Yorkaise est occupée, elle contacte des amis aux Etats-Unis. Dans le même temps, un traducteur est contacté au Japon, un contact par SMS avec une réponse 20 secondes plus tard, malheureusement négative.
L' heure avance, le soleil aussi. « Taiwan, est-ce que vous m'entendez ? » Oui. Un traducteur anglais accepte une partie du travail.
Il est 3 heures du matin à Paris. La côte Ouest des Etats-Unis s'active. Une traductrice accepte le reste du travail depuis l'Orégon.
Le chef de projet français d'ABW trad va dormir à 3 heures. A 8 heures, il se réveille et trouve dans sa messagerie, le document de 10 000 mots traduit, prêt à être envoyé au client...qui le présente pour son rendez vous de 9 heures. Comme prévu.
Le monde est plat disait l'autre. Et il avait raison !
10:10 Ecrit par dans business | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : traduction, anglais, allemand, urgence
09.10.2007
La traduction des brevets européens, en anglais s’il vous plaît !
Le 26 septembre, l’Assemblée nationale donnait son accord pour la ratification du traité de Londres. Ca ne vous dit rien ? Les défenseurs de la langue de Molière savent de quoi je parle. Et ils voient rouge !
Le protocole de Londres, c’est :
- la nécessité de traduire les brevets dans au moins l’une des trois langues de l’Office européen des brevets, soit l’anglais, le français et l’allemand.
- La suppression de l’obligation de les traduire dans les 32 langues de l’Union européenne.
A ce jour, quatorze pays européens ont ratifié le protocole de Londres dont l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Suède…
En ratifiant le protocole, la France accepte que les brevets européens ne soient pas forcément traduits en français pour être déposé.
Débat houleux...
... les uns satisfaits que le français reste une des langues officielle de l’Office européen des brevets, les autres dénoncent un affaiblissement du français face à l’anglais. Le 10 octobre, ce sera au Sénat de se prononcer.
Chez Abusinessworld, on suit l’événement.
Deux de nos traducteurs, David et Guy, ont une vision « efficace » : « mieux vaut faire traduire son brevet pour lui assurer une maximum de force et de reconnaissance ».
Kathryn, elle, s’engage sur le terrain socio-politique :-) : « en dépit de l'avis des français, l'anglais va devenir la langue de l'Union Européenne. Ceci dit, moins de traduction, c’est moins de communication et moins de démocratie. La grande majorité des gens auront encore moins accès à la compréhension des brevets s’ils ne sont pas traduits dans leur langue ».
Et vous, votre opinion sur le sujet ?
10:32 Ecrit par dans traduction | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : traduction, brevet, anglais, allemand, français








