23.07.2008

Traduction : non au Chinglish

Il fleurit dans presque toutes les rues de Pékin mais aussi sur Internet. On entend parler que de lui. Il a même une page sur Wikipédia.

Comme un sucré / salé en gastronomie, le Chinglish est un mélange d’anglais et de chinois. Ou plutôt un anglais plus qu’approximatif utilisé par les Chinois qui se préparent tant bien que mal à l’arrivée des touristes pour les Jeux Olympiques d’été.

Et à la lecture des menus pseudo-traduits, à l’écoute des chauffeurs de taxis pékinois, on a envie de rire : « Que penser d'une gargote qui promet de "faire exploser votre estomac" en devanture? Un "poulet sans vie sexuelle" ou une "tranche de poumon de mari et femme" sauront-ils aiguiser votre appétit? » se demande par exemple un journaliste de l’AFP.

Bien sûr, les Français sont mal placés pour se livrer aux moqueries, piètres serviteurs de la langue de Shakespeare.
Par contre, on en a encore la confirmation : avec la mondialisation des échanges et la puissance de récupération d’Internet, mieux vaut ne pas faire trop d’erreurs de traduction dans sa communication. Au risque de s’exposer aux quolibets, voire pire…

09.01.2008

Va-t-on parler français aux JO de Pékin ?

D’abord quelques bases à savoir sur les JO :

- le Français et l’Anglais sont les langues officielles du CIO (comité international olympique) -- en cas de divergence dans les traductions des documents des sessions olympiques, c’est le Français qui l’emporte.
- dans la famille des JO, 65 pays sont francophones
- enfin, dans la charte olympique, le Français est la première langue.

Et en 2008 à Pékin, le Français va-t-il être aussi bien représenté que ça ?

Des étudiants en français de l’université des langues étrangères de Pékin seront mis à contribution parmi les bénévoles. OK. L’ambassade de France en Chine a fait produire un manuel : « les 100 phrases en français et en chinois pour accueillir les Jeux olympiques ». Ils devront les connaître. Soit.

Un accord sur la promotion du français aux JO de Beijing a été signé entre l’OIF (Organsiation internationale de la francophonie) et le COJOB (Comité d’organisation des Jeux Olympiques de Beijing).
 . Une des mesures phare : la mise à disposition de stagiaires francophones pour traduire des documents comme le site internet, la signalétique, le guide du spectateur…

Et là, on se dit que l’effort francophone aurait pu être un tout petit peu plus conséquent. N’y aurait-il pas besoin de professionnels de la traduction pour un tel événement ? Capables de travailler dans l’urgence, de trouver des remplaçants en cas d’impossibilité d’une personne, de respecter des délais serrés et de prendre la responsabilité d’un travail sans accroc, ce que l’on ne peut pas demander à des stagiaires. Qui c’est, les pro seront peut-être appel au secours dans l’urgence ?