29.07.2008
New-York traduit ses documents citoyens
Voilà sans doute un des secrets de la magie new-yorkaise : son ouverture !
N’y voyons pas d’altruisme forcené . plutôt un pragmatisme très anglo-saxon. Mais finalement, peu importe.
L’important, c’est ce décret signé par le maire Mickael Bloomberg. Il oblige les annexes de la mairie à améliorer l’accueil des citoyens non anglophones. Comment ? En traduisant les documents produits dans les 6 langues les plus parlées à New-York (hors anglais).
Formulaires administratifs, documents officiels, brochures d’information, rapports d’inspection : tous ces documents indispensables à un citoyen new-yorkais devront être traduits.
Du russe au français créole
Pour info les 6 langues les plus parlées à New-York (hors anglais) sont : le russe, le coréen, le chinois, l’espagnol, l’italien et le… français créole ! Pas le français ? Et non, les Créolophones sont plus nombreux à New-York que les Francophones. Le pragmatisme américain, je vous le disais…
16:40 Ecrit par ABW traduction dans traduction | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : etats-unis, anglais, traduction
23.07.2008
Traduction : non au Chinglish
Il fleurit dans presque toutes les rues de Pékin mais aussi sur Internet. On entend parler que de lui. Il a même une page sur Wikipédia.
Comme un sucré / salé en gastronomie, le Chinglish est un mélange d’anglais et de chinois. Ou plutôt un anglais plus qu’approximatif utilisé par les Chinois qui se préparent tant bien que mal à l’arrivée des touristes pour les Jeux Olympiques d’été.
Et à la lecture des menus pseudo-traduits, à l’écoute des chauffeurs de taxis pékinois, on a envie de rire : « Que penser d'une gargote qui promet de "faire exploser votre estomac" en devanture? Un "poulet sans vie sexuelle" ou une "tranche de poumon de mari et femme" sauront-ils aiguiser votre appétit? » se demande par exemple un journaliste de l’AFP.
Bien sûr, les Français sont mal placés pour se livrer aux moqueries, piètres serviteurs de la langue de Shakespeare.
Par contre, on en a encore la confirmation : avec la mondialisation des échanges et la puissance de récupération d’Internet, mieux vaut ne pas faire trop d’erreurs de traduction dans sa communication. Au risque de s’exposer aux quolibets, voire pire…
17:25 Ecrit par ABW traduction dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : traduction, chine, JO
18.07.2008
Localiser une marque mondiale
Une marque, c’est un mot, des sons, un sens. Mondiale, elle doit évoquer la même chose dans tous les pays, dans toutes les cultures, dans tous les alphabets...
Vous voyez un peu la complexité du problème lors de la création de la marque ? Mais le jeu en vaut la chandelle : marque mondiale, impact mondial, réussite mondiale…
L’agence Abusinessworld connaît bien la problématique : une agence de création de marques fait appel à nos traducteurs pour les accompagner.
Sa directrice a souhaité garder l’anonymat (questions de confidentialité, qu’elle exige aussi des traducteurs) mais a accepté de répondre à nos questions. Les meilleurs passages de l’interview ici :
Expliquez-nous votre cœur de métier, la création de marque ?
« La création de marque, c’est utiliser des mots, les modifier, en inventer, pour dénommer des produits, services. 90% des marques doivent passer les frontières. »
Comment crée-t-on une marque ?
« Avec une grosse dose de créativité mais aussi un processus qui passe par :
- la définition du territoire d’évocation (que doit évoquer la marque)
- la phase d’inventions des marques
- l’élimination des marques existantes (le pôle juridique)
- et enfin, l’élimination des propositions dans une visée internationale. »
Effectivement, l’apport de traducteurs semble évident.
« Oui, les traducteurs d’Abusinessworld font un préfiltrage linguistique. En anglais la plupart du temps mais de plus en plus dans d’autres langues, voire d’autres alphabets.
Ils nous indiquent les éléments rédhibitoires comme :
- les difficultés de prononciation d’une marque dans une langue (certains sons sont imprononçables ou difficilement)
- les problèmes d’évocation. La marque Pagero n’a pas passé les frontières portugaises (NDLR : on vous laisse découvrir pourquoi…) ou encore MR2 n’a pas été retenue pour un modèle de voiture car invendable en France. Autre exemple : le « go » anglais signifie « chien » en chinois. »
Visiblement, votre collaboration avec Abusinessworld fonctionne bien.
Oui, après toutes ces années à travailler ensemble, ils connaissent les problématiques de la marque et savent donner un avis objectif.
Leurs forces : leur langue maternelle est la langue étrangère et ils vivent dans le pays. Ils connaissent la culture et la vie quotidienne, comprennent les sous-entendus pas forcément visibles dans une autre langue.
15:19 Ecrit par ABW traduction dans Astuces | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marque, localisation, anglais
01.07.2008
Pas d’impasse sur la traduction de l’anglais en français
Mais cette fois, c’est le grand Conseil supérieur de la langue française (CSLF) qui est mis en cause. Le Journal du Québec a même porté plainte à l’OQLF, l’Office québécois de la langue française.
En cause, un manuel d’utilisation d’une clé USB remise à des journalistes suite à une conférence de presse, un manuel rédigé uniquement en anglais. Et au Québec, l’OQLF stipule que tout manuel d’utilisation doit être traduit dans les deux langues.
16:07 Ecrit par ABW traduction dans traduction | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : traduction, français, anglais, Québec








