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09.10.2007
La traduction des brevets européens, en anglais s’il vous plaît !
Le 26 septembre, l’Assemblée nationale donnait son accord pour la ratification du traité de Londres. Ca ne vous dit rien ? Les défenseurs de la langue de Molière savent de quoi je parle. Et ils voient rouge !
Le protocole de Londres, c’est :
- la nécessité de traduire les brevets dans au moins l’une des trois langues de l’Office européen des brevets, soit l’anglais, le français et l’allemand.
- La suppression de l’obligation de les traduire dans les 32 langues de l’Union européenne.
A ce jour, quatorze pays européens ont ratifié le protocole de Londres dont l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Suède…
En ratifiant le protocole, la France accepte que les brevets européens ne soient pas forcément traduits en français pour être déposé.
Débat houleux...
... les uns satisfaits que le français reste une des langues officielle de l’Office européen des brevets, les autres dénoncent un affaiblissement du français face à l’anglais. Le 10 octobre, ce sera au Sénat de se prononcer.
Chez Abusinessworld, on suit l’événement.
Deux de nos traducteurs, David et Guy, ont une vision « efficace » : « mieux vaut faire traduire son brevet pour lui assurer une maximum de force et de reconnaissance ».
Kathryn, elle, s’engage sur le terrain socio-politique :-) : « en dépit de l'avis des français, l'anglais va devenir la langue de l'Union Européenne. Ceci dit, moins de traduction, c’est moins de communication et moins de démocratie. La grande majorité des gens auront encore moins accès à la compréhension des brevets s’ils ne sont pas traduits dans leur langue ».
Et vous, votre opinion sur le sujet ?
10:32 Ecrit par ? dans traduction | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : traduction, brevet, anglais, allemand, français
Commentaires
effectivement, la disparition d'une langue est toujours problématique. Il y aura toutefois la possiblité de déposer le brevet "en français" et de le traduire en anglais, c'est ça ? Aux entreprises francophones de tenir cette ligne de conduite.
Ecrit par : benjamin | 09.10.2007
Sur le coup, cela fera surtout des économies de "papier". parce que les 32 exemplaires d'un dossier avec des versions en langue exotique, jamais lues, c'était vraiment du gaspillage. (désolé pour les traducteurs des langues exotiques)
Ecrit par : Eric | 09.10.2007
je crois qu'il y a encore à la base de cette décision une faille de raisonnement logique et une soumission à la domination de l'Anglais.
Comment ne traduire que les revendications d'un brevet, lesquelles sont sous-tendues par la description du brevet ?
Quand on analyse en détail un brevet, il s'agit d'examiner non seulement les revendications, mais aussi leur support.
Je crois aussi que Claude Hagège (éminent linguiste vu à la télé dans un débat sur le bilinguisme et sur la langue française) est un porte-flambeau magistral de la langue française : je ne sais pas s'il aura un poids dans la bataille !
Il n'y a apparemment que les Canadiens à soutenir activement le bilinguisme à travers la mine de documents bilingues et d'outils qu'ils développent.
La France (et ses décideurs) sont de bien piètres défenseurs de la Langue Française, ont aussi une piètre logique (y compris sous l'angle économique de la question des flux des coûts de traductions de brevet) et sont des "pleutres" (pardonnez du peu !) face aux Anglais.
Voilà une très courte synthèse de mon avis.
Ecrit par : Françoise | 12.10.2007








